“Là où le péché abonde la grâce a surabondé.
Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 5, 20
Parmi les étrangetés de notre cœur, il y a les lieux de nos batailles perdues. Nous avons tous en nous des Waterloo du combat spirituel où les démons nous ont vaincus ! Au début du carême, le Seigneur nous a promis qu’il viendrait dans le désert de notre cœur pour vaincre les tentations. Mais patatras ! « Caramba, encore raté ! » Les mauvaises pensées nous ont rattrapés ! Peut-être arrivent-elles même pires qu’avant ! La Mi-Carême est pour beaucoup le constat d’un échec ! Cuisant et si habituel qu’il devient confortable au fond de vivre en vaincus comme des collaborateurs avec l’ennemi. La défaite a ceci de séduisant qu’elle nous laisse tranquilles avec l’envahisseur !
On ne laisse plus Jésus manifester sa puissance de résurrection dans cette zone de combats perdus. On n’y croit plus !
Pourtant, il y a un art de la guerre spirituelle qui s’appelle l’art d’utiliser ses fautes ! Jésus rappelle que tout ce qui combat pour lui vient de Dieu ! Or la défaite peut avoir du bon ! Elle nous apprend l’humilité, mais surtout, elle nous oblige à nous confier à la miséricorde de Dieu, à nous faire comprendre que Dieu est de notre côté, combien il est patient et miséricordieux !
Alors, comme un veilleur sur les remparts d’une ville occupée, prions, intercédons, continuons d’appeler sur nous sa miséricorde. « Seigneur viens à mon secours ! » Ne désespérons pas comme le mauvais larron, mais faisons comme le bon sur la croix de nos défaites : « Jésus, souviens de moi quand tu viendras ! ».*
* Lc 23, 42
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