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Oh, je sais, vous n’avez pas assez prié, pas assez jeûné, pas suffisamment fait preuve de générosité, mais ce soir vous êtes conviés et c’est Jésus qui arrose ! La fête est offerte, et tous, oui, tous, vous êtes conviés, car Jésus vous appelle ses amis ! Ben non, il n’attend pas que vous soyez convertis pour vous aimer ! Il ne met pas comme condition à son invitation votre conversion. Pas plus qu’il n’attend que Judas soit mieux disposé à son égard pour lui laver les pieds et lui donner part avec lui : même lui, il l’appelle ami !

Que serait un ami qui attendrait votre sainteté pour vous aimer ? Notre conversion n’est pas la condition préalable pour obtenir le pardon, elle n’en est que la conséquence : c’est parce que nous nous savons gratuitement aimés que nous pouvons prier, jeûner et faire toutes sortes de bien sans rien calculer, sans en faire une banque de bons points additionnés, sortes de miles cumulés pour s’assurer un décollage vers le ciel à moindres frais. Il ne faut rien moins que toute une vie pour accueillir cette gratuité qu’on pense toujours devoir gagner à la force du poignet. S’il n’est donc jamais trop tôt pour accueillir une telle gratuité, rassurez-vous, il n’est jamais trop tard non plus pour s’y convertir.

Et peut-être vaut-il mieux, comme Pierre, pester et résister, s’arc-bouter et refuser : « Tu ne me laveras pas les pieds, non, jamais », si c’est pour mieux s’abandonner et se laisser gagner tout entier, plutôt que, comme Judas, faire comme si de rien n’était, avoir part à l’amitié du Christ, mais résister et la laisser couler à nos pieds, sans se laisser imprégner par son infinie gratuité.

Oui, ce soir, il ne s’agit plus d’y arriver à la seule force du poignet, mais il faut se laisser renverser, car Jésus vient nous mettre la tête aux pieds : ce n’est pas parce que nous serions enfin convertis que Jésus se mettrait à nous aimer, mais c’est parce que nous sommes infiniment et gratuitement aimés que nous pouvons nous convertir et nous mettre à lui ressembler.

Ce soir, laisse-toi aimer sans condition de conversion, alors tu pourras faire comme Jésus a fait pour nous et aimer celui qui, à tes côtés n’est pas encore suffisamment converti. 

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« Cher frère François-Dominique,

La gratuité n’empêche pas la discipline.
Si tout est offert alors notre responsabilité de bien recevoir est immense.
Le risque serait de transformer cette fête en désor... »

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Vincent - 02 avril 2026 - 8:09

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